Le Nord Oust des usa

Un must

De San Francisco a Victoria un trip magique

En fin de reportage une longue video trés instructive de ce magnifique trip tournée sur place qui donne un aperçu trés vivant du voyage de plus a moitié en Ford Mustang moitié Harley. 
C’est l’agence de voyage Alsacienne Westforever qui nous a filé la parano des voyages après 5 raids splendides avec eux. Cette fois c’est seul comme des grands fainéants que nous avons entrepris celui-ci. L’enchantement commençant bien avant le départ quand on rêve sur les cartes, sur des atlas ou sur les forums du net pour éviter les erreurs désagréables. Résultat au delà de nos espérances une réussite entamée malheureusement par les grèves des pilotes d’Air France. Vous êtes prêt? on demarre...



Quel trajet

ford mustang convertible

Le trajet choisi : San Francisco (usa) Victoria (canada) par l’intérieur des terres et retour par la mythique Pacific Coast Highway. Une partie en Harley héritage, j’en ai une, (140 dollars/jour), l’autre en mustang décapotable (50 dollars/jour) qui se conduit comme un char Patton, le plaisir du bronzage en plus. Cela pour amoindrir les coûts et surtout pour reposer le dos de ma bien aimée qui comme navigatrice expérimentée l’a bien mérité, c’était ma minute de calinothérapie. 
Prêt pour cette longue ballade unique au monde ? C’est parti!
 

San Francisco 

otaries de San francisco

Ville irréelle, culturelle et symbolique de nos mouvements de jeunesse mais aussi c’est le revers de la médaille très touristique et très chère. Ici il vous faut voir en vrac : le spectaculaire Golden Gate, les Piers et surtout le 39, l’ile d’Alcatraz, Sausalito et le restant des hippies des années 70, les spectaculaires Cable car, se faire peur en bécane en descendant Lombard street mais aussi Chinatown, union square , Russian Hill, Financial district, la vue imprenable de Twin peaks, le quartier gays très vivant de Castro et pour finir par la splendide concession Harley Davidson Dudley Perkins (vers l’aéroport) dont c’était les 100 ans et de l’autre coté de la baie à Dublin le très médiatique Arlen Ness, le mac gyver du chop, père, fils et petit fils. 
Ce que personne n’a jamais fait ici: Se balader dans les champs de citrouilles de San Mateo road sans se perdre ni les abimer.

San Francisco – Willits

habitation de sausalito
Profitez pour vous arrêter chez les anciens peace and love de Sausalito vivants dans des caravaneaux bigarrés improbables en faisant auparavant ronfler votre Bécane sur le Golden Gate, puis le très actif circuit automobile de Sonoma avant d’intégrer la mythique Napa vallée avec ses vignes à perte de vue et ses châteaux imitant à la perfection ceux du Bordelais. Attention à boire avec modération, ici les bleus, qui d’ailleurs sont marrons, ne sont pas a prendre à la plaisanterie. Direction maintenant Lakeport un lac où un petit pic nic est le bienvenue. Le soleil agonise quand on arrive a Willits beaucoup de motels mais attention peu de restaurants. Un coin paumé a la pussance10. 
Ce que personne n’a jamais fait ici : forcer l’ouverture d’un ponton de Sausalito pour voir les anciens hippie et leurs trophées de plus prés. 

Willits – Arcata

chandelier three

Aujourd’hui c’est la route qui est à l’honneur avec la route des géants (avenue of the giants). Des dizaines de kilomètres entourés par des séquoias tellement haut qu’il est difficile d’y voir le ciel. Et pour finaliser cela un passage sous et dans le plus grand de tous, le Chandelier Three. Le type qui a creusé ce truc est champion du monde des bucherons. Arrivée dans la petite ville d’Arcata (ville des routards) toujours beaucoup de motels et une superbe crêperie au centre (plazza). 
Ce que personne n’a jamais fait ici: boire un Ricard avec glaçons en pleine forêt sur le tronc d’un séquoia géant 
 


Arcata – Medford

route de geants

Par la 299 puis la 96 qui de tout son long longe une rivière à saumons, bonheur de tous les pêcheurs à la mouche du coin. Les animaux commencent à apparaitre faons, biches, cerfs, aigles, écureuils ces derniers tellement roux qu’on dirait qu’ils vont prendre feu. En parlant de feu, des pompiers nous bloquent la route, un gigantesque feu de forêt est entrain de s’étendre et on passe in extremis à raz des flammes accompagnés par un 4x4 des gardes forestier. C’est à la sortie de cette fournaise qu’en se retournant on se rend vraiment compte de l’ampleur du désastre. Chaque fois ces feux de Californie font le tour des rédactions dans le monde. On quitte la Californie pour notre état préféré l’Oregon. Arrivée aux étoiles à Medford ville plus grande que la précédente où les motels sont toujours en grand nombre. Un tuyau l’excellent resto italien Pomodori bistrot. 
Ce que personne n’a jamais fait ici : pêcher un petit saumon dans la willow creek sans se faire choper par un garde. (je possède une canne a mouche de voyage)
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Medford – Redmond

crater lake

Direction Crater lake et son parc national en pleine forêt sur la 46 et la 97. On se catapulte à plus de 2000 mètres d’altitude pour déboucher sur une féerie de couleurs. Ce lac issu d’un volcan est digne des plus belles cartes postales au monde. C’est aussi le lac le plus profond des USA pas loin de 600 m. Ce qui nous a tout de suite frappée c’est la couleur et la limpidité de son eau. Un conseil a Crescent sur la 97 prenez a gauche et rejoignez Bend par Elk lake Arrivée à Redmond, grande ville toujours beaucoup de motel économique mais peu de restos et toujours leur soi disant expresso a gout de goudron de toiture. 
Ce que personne n’a jamais fait ici: escalader à pieds le mont Bachelor (station de ski du coin)
 

Redmond – Castel rock

colombia river

C’est la journée de la Colombia river ce fleuve majestueux de l’Oregon. La route toujours paradisiaque, après la traversée de la réserve indienne dans un virage nous apparait le mont Hood encore enneigé puis le fleuve que nous longerons plein ouest jusqu'à « Vista House » un point qui surplombe toute la vallée de la Colombia river. Auparavant nous nous étions arrêtés aux cascades qui tombent en écume de la montagne. Nous voila à Portland appelée la cité des roses, je vous laisse deviner pourquoi. Nous entrons dans l’état de Washington (rien a voir avec la capitale) pour se poser a la petite ville étonnante coquette et somnolente de Castel rock. Faire un repas correct ici c’est au « Parker’s ». 
Ce que personne n’a jamais fait ici: manger un steak frites salade vin rouge dans un lieu destiné aux hamburger’s. 

Castel Rock – Port Angeles- Victoria (Canada)

mont saint helene usa

Première chose a faire la montée du mont St Hélène le fameux volcan dont la dernière éruption a eu lieu en 1980. La route est en cul de sac donc retour par la même, mais ça vaut quand même le détour. Le cratère est impressionnant, et s’il se mettait en éruption maintenant comme au japon ? Apres les feux de Californie on aurait la totale. La route ensuite longe des fjords majestueux et contourne l’Olympic national park pour enfin arriver a Port Angeles ou nous attend la traversée en ferry jusqu'à Victoria capitale de la Colombie britannique et pour les nuls en géo nous sommes déjà au Canada. La mini croisière de moins de 2 heures suivi par poissons et mouettes nous enchante. Arrivée à la sirène dans le charmant port de Victoria où cohabite intelligemment en s’entrecroisant ferrys, voiliers, hydravions, taxiboats et paquebots. 
Ce que personne n’a jamais fait ici: manger une crêpe géante a la chantilly avant d’embarquer sur le ferry à la crêperie parisienne de Port Angeles
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Victoria

victoria vue hydravion

Si il y a une seule ville à voir c’est indiscutablement celle la. La beauté et la propreté de cette ville est époustouflante. Manifestement cette ville reste inabordable pour le commun des mortels. Mais c’est beau très beau. Une maison de 5 millions de dollars se distingue par sa modestie. Si vous ne me croyez pas allez voir « Dallas road » ou « Beacon hill ». Sans entrer trop dans le détail laissez vous tenter par un tour d’hydravion. Eviter le petit tour d’accroche commerciale de Seaplane (HA) appelé « Victoria panorama » à 104 dollars canadien vous serez déçu, en plus le pilote a autant d’humour qu’une clef anglaise. Pour quelques dollars de plus vous pourrez voir les glaciers et les orques. Victoria possède aussi son petit Chinatown étonnant. Pour se déplacer opter pour les « small boats » électriques qui sillonnent toute la ville rapidement et sans bruit. Les restaurant et hôtels sont foisons ici et pour tous les gouts et bourses. La visite de l’ile de Vancouver à part d’être un écolo acharné ou un scout n’apporte pas de particularités frappantes, a vous de voir. 
Ce que personne n’a jamais fait ici : Oublier l’heure au départ du ferry et se faire remonter les bretelles par la douane a l’embarquement. Combien dois je réciter de « je vous salue Marie » monsieur le douanier SVP ? 90, qui correspond au nombre de minutes où il est interdit de quitter sa voiture.


Et retour...

prix ferry usa vancouver
Victoria – Port Angeles (notre anniversaire de mariage) 

Départ de Victoria et retour aux States où on reconnecte a l’existence étatsunienne avec un douanier sympa et rapide qui nous contrôle positif en mastiquant un chewingum de la grosseur d’une éponge à vaisselle. Donc autorisation de passer aux USA à Port Angeles. Comme a l’aller donc sauf que tout compte fait on y reste pour la nuit avec un superbe repas d’anniv arrosé au Kokopelli où le cuistot peut s’inscrire a top chef, il est sur de gagner. 
Ce que personne n’a jamais fait ici: perdre les clefs de l’hôtel au retour du resto… C’était prévisible non ? 
Si vous avez le temps visiter l’Olympic national parc, beauté de la nature a l’état pur avec en prime les neiges éternelles. On longe le pacifique sur la road1 un plaisir pour les yeux. L’entrée dans Astoria se fait par un long pont métallique étonnant dont l’attrait majeur est la rouille. N’oubliez pas de visiter le plus beau point de vue de la Colombia river au phare d’Astoria. Toujours beaucoup de motels et peu de restaurants potables, un se détache le « bridge water » le roi du saumon. 
Ce que personne n’a jamais fait ici : trafiquer la TV pour visionner un polar français sur clef USB. 

Astoria – Florence.

pêcheur d'oregon

On longe toujours le pacifique avec ses plages (quelques morses) et ses cotes escarpées l’océan en furie qui rejette l’eau par geyser a travers les rochers poreux. Vous en avez certainement entendue parler on roule sur la mythique Pacific Coast Highway. Visite du phare d’Heceta et sa troublante histoire familiale ainsi que « sea lions cave » qui vous permets d’aller voir les morses dans leurs cavernes par un ascenseur. Florence offre une multitude de motels et de restaurants, un conseil restez dans la vieille ville. Nous sommes dans l’Oregon où tout est fait pour le tourisme même des tables de picnic au bord de l’eau.

Ci contre un pêcheur en kayak raméne un mérou magnifique prise effectuée le long des falaises avec une petite canne,faut le faire!  

Ce que personne n’a jamais fait ici : accord parental souhaitable : s’occuper de sa petite femme que tu as paumé dans le lit King size.

Florence – Crescent city 

dune de florence usa

Au départ tu te crois au Pyla d’Arcachon, des dunes partout et dans ses dunes s’amusent des motos, des buggy’s ou des engins pêchés dans l’imagination délirante de pilotes passionnés. A Gold beach embouchure de la Rogue river rencontre avec une harde de biches et cerfs puis des chevaux sauvages. Crescent city rien a voir donc a traiter comme une étape obligée. Peu de restaurants donc repas en chambre au motel après visite du supermarket du coin. A savoir que chaque motel ayant au minimum Frigo et micro onde. 
Ce que personne n’a jamais fait : descendre les dunes en courant  et trébucher dans le pacifique tout habillé.
  

De toute beauté

fort bragg geyser

Crescent city – Fort Bragg : Après cent bornes dans une brume humidifiante qui nous coupe toute la vue on se retrouve au début de l’avenue des Giants, on retrouve enfin la 101 le soleil réapparait et les paysages sont toujours a couper le souffle. Arrivée a Fort Bragg on choisi vers la sortie un motel tout en bois genre gros ranch au bord d’une rivière. Le must. Fort Bragg est assez grand dirigez vous plutôt vers le centre ville pour diner vous y trouverez une quirielle de bistrot. 
Ce que personne n’a jamais fait : tomber d’un lit King, où pourrait mouiller un porte avions, en dormant.

Fort Bragg – San Francisco

vue complete de san Francisco

Le trip tire a sa fin, la descente se fait sur la Pacific Coast littéralement paradisiaque sur cette fin de parcours où l’océan déchainé nous colle des frissons. Si tu t’approches c’est lifting gratos assuré au pire repas pour les requins. Attention ici la road est étroite et difficile à rouler, beaucoup de propriétés privées, nous sommes en Californie et les aménagements pour le picnic c’est pas leur truc. Entrée a San Francisco ou on retrouve les effluves et le bruit assourdissant des grandes villes, la boucle est bouclée, on pense refaire le tour une deuxième fois… Un petit repas français à SF avec journaux de l’hexagone c’est à la porte de Chinatown le café de la presse. 
Ce que personne n’a jamais fait : descendre en short et en courant Lombard street sous les flashs des asiatiques. 


On termine

metro de san francisco
Ce qu'on a aimé: 
Chaque jour était un émerveillement pour les yeux. 
L'incomparable diversités des multiples visites. 
Le contraste frappant entre la ville très remuante de San Francisco et la très clean british de Victoria. 
L'organisation générale des américains sur tous les trajets pour les touristes. 
Les splendides cotes du Pacifique contrastant a quelques dizaine de kilomètres avec des immenses forêts très denses. 
Ce qu’on a moins aimé : 
Certaines grivèleries sur les notes de restaurants, a surveiller de très prêt. Il ne cherche plus l’or maintenant mais les dollars des voyageurs surtout s'ils sentent que vous ne parlez pas bien leur langue. Attention au prix des bouteilles de vin qui doublent facilement entre le menu et la note. 
Aussi La grève des pilotes d’Air France qui nous laisse sur le carreau a l’aéroport de San Francisco pour trois jours et sans aucune solution de rechange. 
D'abord le plan du métro de San Francisco appelé le Bart. Un clic ci contre pour agrandir.

En conclusion : En termes de panorama nous avons rarement vu plus beau et plus diversifié dans le monde. Toutes les étapes apportent une part de magie et c’est peu dire. On se croirait déménagé sur une sublime planète. 
Le faire en solo n’est toutefois pas simple il faut s’entourer de beaucoup de précautions (santé, assurances, GPS, sécurité …) et parler l’anglais assez sérieusement. Mais le résultat sera au delà de vos espérances et surtout a un prix canon. 
Reportage Mimi et Alain  pour tripriders.fr - 2015.

Nota : pour plus de détails sur ce périple écrivez nous.



Notre vidéo tournée sur place